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Le mot du président

À l’origine, un déficit. Des questionnements, une inquiétude, l’avenir qui menace, des recherches et des tentatives, des rencontres, des tentatives encore, un projet qui bientôt prend forme.

S’autoriser à donner un coup de pouce, y croire une seconde avant autrui, lui prendre une idée, essayer ensemble.

Et se réjouir d’y parvenir.

L’association Avec est née de la rencontre entre une institutrice spécialisée, Marie-Paule Blanchard, des familles et de jeunes adultes en plein désarroi, confrontés à la difficulté de trouver un travail, et de le garder (voire l’historique, page 8).

Elle est aussi l’actualisation des expériences fondatrices des pionniers de la psychothérapie institutionnelle par exemple, révélant dans les années 50 la fonction soignante, socialisante, développementale de l’activité en général, et du travail en particulier.

Avec n’est pas la seule association qui oeuvre pour l’intégration en milieu de travail ordinaire des personnes handicapées mentales et/ou psychiques, mais nous tenons à l’alliage spécifique entre nos valeurs et le quotidien de notre expérience :

  • une structure de petite taille, où tout le monde se connaît ;
  • une connaissance des enjeux du monde du travail, des dynamiques d’équipes;
  • une exigence, une responsabilisation de tous, à chaque instant ;
  • un quotidien fait de vigilances et de résolutions de problèmes ensemble, toujours : il n’y a pas d’experts d’un côté, et d’apprenants de l’autre. Bien au contraire.

Forts d’une expérience conséquente, comme une fois que les gammes sont acquises pour un musicien, nous pouvons nous permettre d’improviser, d’être à l’affût d’un détail, d’une parole discrète où se nichent parfois les prémisses des enjeux de demain.

Et ne pas céder aux sirènes des protocoles, grilles d’évaluations, guide des bonnes pratiques et autres outils de bonne foi (?) mais qui à l’usage minent responsabilisation, prise d’initiative ou créativité.

Or, comme l’ont démontré à l’envi les pédagogues du début du siècle (Decroly, Freinet, Montessori, Wallon), la compensation du handicap crée de l’intelligence, prise au sens premier de faculté d’adaptation à son environnement.

À condition donc de voir le handicap non pas seulement comme un déficit, un manque, mais surtout comme la nécessité de trouver u<@ne solution, faire autrement, inventer jusqu’à trouver ce qui convient à tous, bénéficiaires de l’association comme les entreprises partenaires.

La crise économique et sociale qui menace, on le sait, ne sera pas tendre avec les plus vulnérables. Plus que jamais, il revient donc à tous de prévoir, d’être efficace, de continuer le développement de nos accompagnements « sur mesure », et d’agir ensemble.

Et comme depuis le début, avec plaisir !

Le Président de l’association Avec

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